DAROU CISSÉ, situé à 4 km de Pire le chef-lieu de Commune, à 2 km / Ouest de Ngay Ngay, 2 km / Est de Talène Peul, 4 km / ouest de Thiamène. Le village compte environ 240 personnes réparties dans 16 concessions. Il ne dispose pas d’école ni de point de santé. Les enfants fréquentent l’école de Talène wolof, village le plus proche distant de 2 km.
L’activité principale des populations est l’agriculture de plaine pendant la saison des pluies. Elles portent sur la culture de l’arachide, du mil, du niébé (variété de haricot), du bissap (variété locale de l’hibiscus), du manioc…
L’élevage (de bœufs, de moutons, de chèvres et de volaille) est une activité qui vient en appoint.
Pendant la longue période de saison sèche, la plupart des hommes valides, surtout jeunes migre vers les grande villes pour des travaux saisonniers. C’est le phénomène de l’exode rural encore récurrent dans cette zone.
Aux femmes qui restent au village, sont dévolues les tâches d’entretien des foyers (travaux ménager, éducation des enfants…)
Les femmes du village sont organisées en GROUPEMENT qui développe les activités suivantes : crédits solidaires tournants, commerce solidaire pour éviter des déplacements fréquents pour des achats au détail au chef-lieu de Commune, l’entretien d’un champ collectif pendant la saison des pluies, location du patrimoine du groupement (mobilier, vaisselle, chapiteau…).
Le groupement compte 45 femmes.
Le projet porte sur la réalisation d’une « maison des femmes » sur le modèle standard de Ngay, Thiamène et Talène-Peul …
Le groupement s’engage à en réaliser sur fonds propres le mur de clôture.
Sa demande porte sur
- la construction d’un bloc sanitaire avec adduction en d’eau courante,
- la construction d’un préau tenant lieu de salle multifonctionnelle pour les activités diverses du groupement , panneau solaire pour électricité.
Ces maisons des femmes sont des lieux de formation, elles accueillent aussi les enfants en âge préscolaire pour des animations éducatives. Elles développent diverses activités : poulailler, potager, atelier de teinture, transformation de produits locaux, boutique communautaire. Les jardins sont arborés en fruitiers et plantes décoratives. L’objectif de ces femmes à travers ces maisons étant de disposer d’un lieu de rencontres et d’échanges pour impulser des activités socio- économiques qui renforcent leurs capacités financières et leur autonomisation.
NB : la cour de la maison des femmes constitue un endroit clos où les enfants en âge préscolaire sont en sécurité. Ils s’y livrent à divers jeux éducatifs qui développent aptitudes manuelles, cognitives et socialisantes (constructions de poupées, de voitures, de maisons …).
- L’intervention séquentielle des mamans porte sur les contes, les devinettes et autres récits merveilleux qui captent l’attention des tout- petits et renvoient sur des valeurs fondamentales que sont le courage, l’honnêteté, la solidarité, la loyauté …
La salle est mise à la disposition des élèves suivant un règlement bien établi et une responsabilité assumée par ces derniers… Le principe de la solidarité et du partage va prévaloir, les plus âgés soutenant les plus petits, le partage du savoir et du savoir-faire mettra à niveau pour que tous les enfants s’en sortent à l’école.
En résumé, Cette maison est le siège pour tenir des réunions, accueillir divers partenaires au développement, tenir des formations pour accompagner les différentes activités et amener les femmes à porter l’éveil à la conscience citoyenne (ainsi, le groupement prend en charge la sensibilisation pour la scolarisation des enfants, des filles notamment, la sensibilisation sur la vaccination des enfants, l’hygiène et la prévention face aux maladies endémiques…)
La prise en charge de l’éducation des enfants constitue un enjeu pour le développement. C’est dans cette optique de l’association EA, après une analyse de situation sur la question en milieu rural, est arrivé à la conclusion que soutenir les enfants passe par un appui aux femmes qui sont les mères sur qui reposent leur éducation de base et la prise en charge des scolarités en l’absence des hommes frappés par le phénomène de l’exode rural pendant l’année scolaire.






